du gros poisson,la pèche au gros

Publié le par Marie-Laure

LA PECHE AU GROS


ATTENTION,ce superbe marlin ne pèse pas ce poids là,mais comme nous l'indique
 le journal la Dépèche de Tahiti  à la page des sportsc'est le poids record encore à battre d'un hauru péché en 1968.
Celui pèse tout de même à lui seul 180Kg et pourtant un autre bateau a fait plus fort en  ramenant un autre espadon de 245Kg.Un big mama,un gros hauru,nom tahitien de l'espadon.Mais imaginez un peu le monstre,le géant de 1410Kgs!!!!
C'est lors du 6eme concours internationnal de pèche RIBT qu'a eu lieu lors de la première journée de pèche de tels trophés.
La pèche au gros est omniprésente en Polynesie.Dans toutes les îles des entreprises proposent bateaux et skippers pour découvrir ou pratiquer cette pèche.
Les polynesiens perdent leur âme s'ils perdent le contact avec la mer.
La pèche,au filet,à la ligne,au harpon et même au caillou,une technique un peu perdue.
La pèche au caillou se pratique en commun.Les gens tapent  la surface de l'eau avec des pierres qui ont pour conséquence de rabattre les poissons vers une nasse ou un filet.C'est une pèche en communauté.
Rien à voir avec la pèche au gros qui est une alliance de technique,d'endurance et donc considérée comme sportive. 

Tout commence au quai.Ici une vue des quais de Moorea dans la baie de Cook.
L'embarquement.
Chaque pècheur a préparé ses leurres,imitation de calamar,de petits poissons en plastique de couleurs vives,fluorescentes.
Chacun son secret,chacun sa technique.On garde jalousement ses appats.
Cette pèche demande beaucoup de matériel,le bateau déjà, moteurs puissants ou voilier vigoureux.
C'est un sport onéreux qui demande quelques moyens financiers!
Les cannes solides,hérissent l'arrière du batiment.
La gaffe repose au sol,crochet d'acier,la lame qui sacrifira l'animal après la lutte violente.
Le bateau fonce vers la haute mer,l'oeil caresse la vague.On cherche les vols d'oiseaux.Leurs vols au dessus de la surface trahissent les bancs de poissons.
Les prédateurs sont tout près à l'affut de l'aubaine,pénétrant gueule grande ouverte dans la masse brillante des centaines de corps fuselés ammassés en un nuage mouvant.
Il suffit de laisser le fil se dérouler,trainant derrière lui l'appat coloré et attrayant.
Attente.
Le bruit du fil l'acier défilant sur la canne déclenche le combat.
Comme sur un ring,le crissement du métal ouvre le match,la lutte à mort.
Violence,l'animal vend chèrement sa peau.Il plonge,remonte,le fil se tend,les muscles se tétanisent,les mains deviennent douleur,le dos se courbe sur la ligne,la sueur perle.
Le pècheur est seul face à sa proie.Le pilote règle la cadence du bateau pour accompagner les acteurs,l'homme et l'animal.
Le hauru saute,coup de queue fouettant la vague bouillonnant derrière l'embarcation.
On sent la fatigue,la canne resiste,devient plus souple,l'animal se rend,ondulant dans le remou des moteurs.
Le pècheur attend,les aides saisissent la gaffe qui plonge vers l'animal harrassé.
Le crochet penètre la chair,entaille la peau bleutée,miroittant sous le soleil.
Le sang s'épanche,la queue tressaute.
L'animal,corp lustré,couleur de mercure,luisant d'écume,bondit sur le sol avant qu'on l'achève d'une coup de gourdin sur la tète.
La bataille se termine.

Le marché au poisson,ici celui de Papeete propose les prises chaque jour.
Le mahi mahi où dorade coryphène,une merveille au palais,péchée loin en mer,au harpon.Le pècheur part en chasse,son arme en main,il guette lui aussi le mouvement des oiseaux.Véritables panneaux indicateurs des réserves alimentaires sous la vague.
Le mahi mahi nage juste en dessous de la surface,indifférent au bateau qui le poursuit,fuyant droit devant,sans plonger vers les profondeurs salvatrices. 
Le harpon du chasseur le frappe,traversant son corps ou sa tète bossue.
Le thon,corps rond et dodu,le tazar délicieux avec sa tète de brochet,la bonite,petit thon rebondi.Tous ces poissons sont proposés sur le marché,mais également aux bords des routes,suspendus pas la queue à des trépieds improvisés.
Mais la chalant sait il seulement la peine,l'endurance du chasseur?
Le départ quand le ciel est encore couleur sommeil,la quette sous les rayons irisant la vague et l'horizon,la chasse épreuve,compétition entre les deux éléments et leurs représentants respectifs.
L'homme ne gagne pas à tout les coups avec cette pèche encore artisanale.
Revenir bredouille n'est pas une légende pour le chasseur en haute mer.
Je vous propose un site   www.tahiti1.com/fishing/fishes1-fr.htm
vous trouverez les poissons que je viens de citer.


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sylvain 22/08/2007 10:14

Je connais bien le détenteur du record de pêche de l'espadon de 1410 KG - C'était effectivement en 1968 - Il est toujours vivant, âgé de 89 ans et vivant sur l'île de tahaa- La photo de cette belle prise se trouve au nouveau marché d'UTUROA

marie-laure 22/08/2007 10:26

IA ORANA,Nous sommes voisins alors.Je vis aussi à Raiatea!Commune deTumaara.Et j'adore les coquillages!Le nouveau marché,une grande fète en effet.Peut-être se rencontrera t on?A bientot,amitiés,nanaMarie-Laure

:0038: @nne marie :0075: 19/03/2007 22:50

    Désolée de passer aussi tard mais une coupure de réseau sur Hurghada nous a privé toute la journée d'internet ! ! une journée sans avoir accès à la toile: un vrai bonheur ! ! lol ! ! ! En plus, ce soir, poster un commentaire, relève de l'exploit ! ! lol ! !Bonne soirée et gros bisous     @nne marie

Marie-Laure 20/03/2007 03:03

Ia orana i maururuMerçi pour tes gentils messages et tes animations.C'est toujours un plaisir de te lire.Abientot AMITIESMarie-Laure

:0038: @nne marie :0075: 17/03/2007 15:54

Bisous de la mer rouge          @nne marie
 

Jean M. MalouriÚs (Lambert Palis) 16/03/2007 16:17

bonjour,on s'y croirait vraiment ! as-tu pratiqué cette activité ? on croit voir chaque geste, chaque effort des deux "combattants" à travers ton récit. L'intérêt ne faiblit pas...à bientôtjean-marie

:0038: @nne marie :0075: 16/03/2007 15:30

   Merci pour nous montrer les faces cachées de ton île ! ! !     Bon vendredi et gros bisous    @nne marie