Impressions

Publié le par Marie-Laure

 Ciel
Bleu,juste un bout de ciel.
Lumière,frange de nuage,ouatinée.
Couchée sur la plage,le nez en l'air.
Les yeux à l'abri derrière le verre ambré des lunettes.
Respiration,espace.
Liberté,vaste domaine aérien.
Fenètre vers l'univers,le néant,l'éternité.
De temps en temps,un vol d'oiseaux traverse l'écran.
Vol de nidos,valsant dans le vent,plongeant gracieusement,bec à fleur d'eau pour ramasser une  brindille.
Un couple se poursuit,silencieux,arabesques fluides au dessus des vagues.
Un instant,leur plumage gris velouté tâche le bleu du ciel.
Leurs pupilles d'ébène cernées d'un trait de kohl fixent la surface mouvante du lagon.
Yeux doux allongés par le crayon d'un artiste divin.
Calotte blanchatre façon beret coiffe leur front arrondi.
Vol léger,ballet aérien,rapide.
Poursuites,pirouettes,figures dansantes.
Les sternes blanches chapeautées de noir les accompagnent.
Plus matérialistes,elles plongent brusquement,piquant sur le minuscule poisson repéré des cieux.
Ailes pliées,comme oiseau de papier.
Silouhette pointue,aiguisée pour transpercer la surface liquide.
Vitesse et efficacité.
Les pailles en queue,images immaculées.
Tache jaune du bec,sur plumage moiré.
Perles noires des yeux.
Longues bannières allongeant leurs corps blancs lumière.
Echarpes flottant à leur suite,bondissantes.
Gymnastes élancées ondulant leurs batons au ruban .
Ballerines du ciel,évolutions haut,très haut.
Le regard s'égare à les poursuivre.
Rencontre avec le bleu.
Le bleu du ciel.
Le regard se perd.

Flancs des volcans.

De loin ,on les croirait recouvert de peluche,mousse verte,couleur changeante sous les langues de soleil.
La végétation s'étage.La nature à l'état brute.
Comme on le voit sur la photo,en premier plan,tout en bas,de grands arbres.Feuillages en fouillis,masse mousseuse,vert tendre.
A l'étage suivant,se dressent les silouhettes longilignes et très reconnaissables des cocotiers.Tètes chevelues et ébouriffées au vent. 
Se rapprochant du sommet,des arbres hauts vétus de teintes plus foncées tentent l'ascension,s'isolent,s'accrochent,mais laissent vite la place à l'herbe rase.
Les cimes les plus
élevées s'imposent,hérissées,pelées,sauvages,inaccessibles aussi.
Dents aiguisées,chicots brisés,la roche à l'état naturel,sèche et chaude,rejoingnant le ciel.
La forèt reste silencieuse,les oiseaux la traversent,émaillant l'air saturé d'humus de leurs cris,mais aucun animal ne l'habite.
Quelques rats  ou souris tout au plus inscrivent les traces menues de leurs pattes.
Les troupeaux de vaches,moutons,chèvres ou chevaux gambadent sur les prairies des îles lointaines,telles les Marquises ou les Australes.
Sur Tahiti,rien de tel.Les braiements,meuglements,hennissements ne sont plus de mise.Pas le moindre poil accroché aux branches basses,pas la plus petite crotte déposée entre les tronc dressés.
Quelques rares equins paissent dans les propriétés royales en bord de mer ou dans les stalles de la ferme esquestre de Pirae.Un troupeau de vaches noires et blanches rumine sous les cocos près du golf de Papara.
Aucune faune ,pas le moindre lapin ou cerf,la forèt est un vaste désert où grouillent mille vermines issues  de la gent des insectes.
Forèt dense,touffeur et moiteur s'emmèlent laissant en suspend un air humide et aux fragances végétales.

A même la surface
Espace,Luninosité.
Evasion,transparence.
Filaments lumineux ondulant au gré de la houle.
Les vagues deviennent bulles.
Au raz de l'eau,les couleurs changent.Les turquoises s'habillent de gris.
Au raz de l'eau,le bleu revet des reflets métalliques.Camaîeu de mercure au zèbrures translucides.
Les rayons du soleil dévient,irisent les courbes des vagues.
Le ciel et la terre se séparent,se distinguent,s'identifient chacun par rapport à l'autre.
Le ciel s'étale,traversé par la course ouatinée des nuages rebondis.Le bleu resiste,s'accapare l'espace.
A même la surface,la mer varie,s'étire,s'impose.Sa matière prend de la consistance,s'emplifie.
Les couleurs perdent cette blancheur laiteuse du lagon.La transparence devient critalline,scintillante.
Fluidité des fils de lumière parcourant l'ondulation des flots.
Apaisement.
Saveur d'éternité.
L'instant en suspension.
On se perd entre ciel et terre.

 

 Soleil Couchant
C'est juste un coucher de soleil sur le lagon de Moorea.
Image
apaisant,plénitude,calme.
Un groupe de dauphins a passé la journée dans ces eaux tranquilles.
Des mères accompagnées de leurs petits.
Abri sur la douceur du sable entre les boursouflures des coraux.
Etape avant d'autres aventures.
Pause pour se reposer,nourrir les petits.
Toute la journée,les eaux ont été troublées par les éclaboussures de leurs sauts,leurs cabrioles.
Bousculades ludiques,poursuites espiègles.
Ballet de leurs ailerons ardoise fendant la surface patinée de soleil.
Un petit bateau s'est approché,lentement,moteur coupé,se laissant glisser sur son ère.
Curiosité,ravissement,de part et d'autre.
Certains dauphins,penchés sur le flanc,rostre à fleur d'eau,ont détaillés tranquillement les occupants médusés.
Plaisir de la rencontre.
La surface est devenue miroir.
Le ciel s'enflamme.
La terre s'endort.
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J'ai regrouppé à cet article,deux petits articles libres que j'avais oté précedemment pour plus d'esthétisme dans le blog.Ne m'en tenez pas grief.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commenter cet article

Sofia 21/03/2007 09:20

bravo pour ces lignes si flatteuses envers cette nature genereuse et trop bellemaruru!

:0038: @nne marie :0075: 12/03/2007 13:55


Bisous du pays de Râ @nne marie  ps: Domi est en panne de PC: il est complètement cassé et elle vient de partir le faire réparer ! ! Espérons ! ! ! !

:0038: @nne marie :0075: 11/03/2007 15:22

Belles photos pour une belle plume ! !  Bon dimanche et gros bisous du pays de Râ ! !@nne marie  

grenouille 11/03/2007 09:49

C'est vraiment très beau ce que tu écris, merci pour tous ces moments d'évasion.
Gros bisous