En attendant le Heiva

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Bientôt le Heiva

Quand le soir descend,
Quand le corps en berceau de la lune d'argent éclaire le lagon,
Les gymnases,les cours d'école,les parkings se peuplent d'étranges silhouettes.
Un monde se révèle.

Le Heiva approche.
Les danseurs s'approprient les préaux des collèges.
Les chanteurs se regrouppent sur le bitume des parkings.
Les musiciens posent leurs instruments sur le ciment des stades.

Formant cercle autour de leur meneur,
Les hommes et les femmes s'assoient pour unir leurs voix en une même ferveur
Les enfants s'endorment sagement sur les nattes.
Les mamas marquent la mesure de leurs mains ridées.

Le Heiva arrive.
L'effervescence gagne.
Les entrainements,les répétitions s'enchainent.
Les corps brillent de sueur.
Chaque quartier se ranime

La nuit,sous les lumières artificielles,
Les danseuses ondulent,
Gestes gracieux et langoureux
Les hommes martèlent le sol de leurs pieds nus.
Les guerriers sont en marche.

Guerriers ressuscités de la tradition
Les tatouages  s'animent sur les muscles luisant
Vahiné tendant leurs bras vers les dieux maintenant inconnus.
Prière paienne,chant d'amour pénétrant
Les enfants de Tahiti vénèrent leur mère la terre

Les tambours résonnent et appellent à l'ivresse
Les coquillages deviennent souffle de vie
Les ukulele accompagnent chaque gestuelle
Les voix de miel des vahine
Celle d'orage des danseurs

Le jour est au travail et sous les vérandas
Les doigts s'activent,les costumes naissent
Pagnes de fibre,coiffure de roseaux
Colliers de fleurs,parures de nacre
Ceintures de coco ou tresses de pandanus

L'heure est à la débauche,l'imagination s'emballe
La nature étale ses richesses
De couleurs,de texture,de matière
Les corps s'enroulent dans l'écorce des tapa
Les tiare caressent la peau douce et ambrée
Les chevelures d'ébène se parent de fougères

Le heiva est là
La ferveur est extrème
Les enfants de Tahiti chantent et dansent leur âme
Leurs yeux regardent les dieux
Les ancètres se penchent 
Depuis les nues pour écouter et voir
Cette toile tissée par les générations
La culture sublimée
La terre vénérée



 








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jean-marie 22/06/2007 00:33

Bonsoir, Marie-Laure...Quel magnifique tableau vivant et tellement bien décrit... il s'en dégage un poésie, une ferveur... aucune importance qu'elle soit païenne, au contraire même peut-être... on sent une  plus grande proximité des dieux et de la nature.bises amicalesjean-marie  

marie-laure 22/06/2007 03:21

Ia Orana,C'est une fète du coeur,une fète d'amour réel,palpable entre un peuple et sa terre.La jouissance des danseurs,des chanteurs et du moindre participant est visible et très émouvante.Leurs yeux ont une lumière particulière,ils vivent leur danse,ils vivent leur chant.C'est une communion entre les enfants de Tahiti ,de ses archipels et une terre adorée et bénie des dieux ancestraux.Une révélation et un plaisir inoui d'être admis à suivre leur émotion.Amitiés,nanaMarie-Laure

koijenpense 21/06/2007 22:38

C'est très joli, très belles descriptions.

paola 21/06/2007 20:12

Tu rends joliment hommage à la fête tahitienne.Ce soir c'est aussi la fête de la musique en France.Je te souhaite une bonne soirée.

:0010:soleil51:0014: 21/06/2007 16:37

Bonne journée et bizettes de la mer rouge @nne marie

Mimisan 21/06/2007 15:09

Joli hommage à cette fête tahitienneBises de Tokyo

marie-laure 22/06/2007 08:41

Ia Orana,TOUTES MES FELICITATIONS POUR TON APPARITION DANS LES COUPS DE COEUR D'OVER BLOG.Bravo,tu as de nombreux articles très documentés et originaux.Merçi pour ce sourire du pays du soleil levant.Impossible d'ouvrir ton blog, je t'envoie mes Amitiésnana    Marie-Laure