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  • : Je me suis installée en Polynésie l'année du décès de mon père.J'ai écrit un livre pour lui,pour moi. Visite des iles,paysages,ambiance... Peut-être aimerez vous me suivre
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  • : 28/10/2006

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Dans le pays de Dombes,elles étaient trois soeurs.
Très tôt,elles avaient perdu leur mère.
En ce début de vingtième siècle,mon arrière grand père Chaudet avait placé ses trois filles dans une institution religieuse à Lyon qui recueillait les jeunes filles pauvres mais de familles sérieuses pour se charger de leur éducation et ainsi en faire de bonnes épouses.
Le pensionnat était régi par un règlement quasi militaire,mais il était de son devoir de veiller à la bonne tenue des jeunes filles.
L'enseignement était gratuit,mais il existait naturellement,obligatoirement,une contre partie.
Tous les jours,sauf le dimanche,les enfants,la majorité des protégées de ces charitables soeurs étant très jeunes,travaillaient dans l'établissement BONNET,filature et broderie.
Naturellement ce travail permettait à ces jeunes demoiselles d'acquerir un métier et de participer ainsi çà leur entretien.
En fait;j'assimilerais ces conditions de vie à l'exploitation de splus faibles,mais bien sur il s'agissait d'un autre siècle,d'une autre mentalité.
Les grands patrons d'industrie,paternalistes,mais surtout avides de garder leur main d'oeuvre bon marché à tout prix,utilisaient tous les procédés pour recruter,fidéliser et utiliser.
Les trois soeurs furent séparées par le départ de la benjamine,Camille.
Elle partait rejoindre sa marraine qui entendait se charger de son éducation dorénavant.
Ma grand mère retourna auprès de son père.
Ayant reçucette éducation,elle trouvait normale de revenir pour s'occuper de la maison.
Elle fut mariée quelques temps plus tard à l'homme qui allait devenir mon grand père,Louis Curvat.
Cette histoire me fut racontée par ma grand mère.
Louis était le fils batard d'un gros propriétaire terrien de la région de la Dombes.
Ce dernier avait engrossé une de ses servantes et,dés la nouvelle connue,avait trouvé un brave garçon pour endosser la paternité non acceptée.
Un brave homme payé par un coin de terre à cultiver et peut-être quelques monnaies?
Un homme qui pris la fille mais mena la vie dure à l'enfant de l'amour.
Ma grand mère ne fit pas un mariage d'amour.
Mon grand père était un homme certes sévère,mais juste,travailleur,curieux de tout.
Il s'était marié un peu tard après avoir vécu sa vie de garçon.
Il avait fait un mariage de raison.
Il cherchait une jeune femme de bonne mentalité,travailleuse,une épouse,pas une amante!
Ils se marièrent et de leur union naquirent quatre garçons et une fille.

Henri,l'ainé,disparait tragiquement à l'age de dix sept ans lors d'une baignade dans un étang des environs.
Une course à vélo avec son frère André et des amis sous le soleil brulant,la transpiration,envie de fraicheur,le plongeon dans l'eau calme.
Hydrocution.
Son décès marquuera une cassure,la fin de la vie tranquille.
Finies les soirées d'été à discuter avec les voisins sur le trottoir en sirotant une citronnade.
Terminées les veillées d'hiver à jouer aux cartes ou au nain jaune devant le poêle ronflant en grignotant des crèpes ou du pain perdu.
Comme l'escargot rentrant dans sa coquille pour se protéger du danger,les Curvat refermeront la porte derrière eux.
Le chagrin posera ses grilles,emprisonnant parents et enfants.
De nombreuses années devront passer pour retrouver un peu de parfum de la vie d'antan.
Ses frères auront dorénavant une angoisse irraisonnée envers l'élément liquide.
Ma grand mèer restera inconsolable et sa peine mesautera encore au visage lors de mes visites à la maison de retraite.
Henri était hébéniste.
La dame à la faux avait déjà frappé.

Hélène,l'unique fille,jolie,intelligente,mais les études c'est chèr!
C'est pour les garçons.
Elle apprendra la couture,mais rapidement mère de famille devra s'occuper des enfants.
Elle était mariée à Germain,artisant platrier peintre de talent,mais privilégiant souvent ses amis plutôt que sa famille.
Le quatrième,André sera l'intellectuel,il deviendra instituteur puis inspecteur des écoles.
Le petit dernier,le polisson au visage d'ange,Georges,l'électricien.

Mon grand père était sabotier et gagnait correctement sa vie car à la campagne les sabots restaient encore bien souvent les seules chaussures utilisées.
Et puis,il y avait le jardin qui par ses soins donnait toutes sortes de légumes.
Mon père est le troisième enfant de la famille,il est né le 28 mars 1932,il se prénomme Louis,Louis Raymond.
Sur les  photos de son enfance,on fait la connaissance d'un joli bambin aux joues rondes et au regard sérieux.

Il est curieux.
Un jour,il reçut en cadeau un petit lapin en peluche,son premier geste fut de lui ouvrir le ventre pour s'assurer qu'il était bien semblable à ceux que sa mère accommodait régulièrement.
Elise,ma grand mère,sauva in extremis le malheureux jouet.
Il est turbulent,revient souvent de l'école les genoux en sang et les vètements bons pour le raccommodage au grand désespoir de sa mère.
Il est affectueux,mais réservé,craind son père et vénère sa mère.
C'est un gentil garçon,pas compliqué,un brave gosse.
Pendant les difficiles années de la seconde guerre mondiale,il va garder les cochons pour ramener quelques sous.
Il gardera un souvenir douloureux de ces années de guerre.
Non pas qu'il ait connu la faim,à la campagne,avec les jardins,les fruits qu'offraient la nature,l'entre aide entre voisins,il y eut toujours un repas correct chez mes grands parents.
Ils arrivaient même à aider la famille habitant en ville.
Mais le fait d'être loué aux paysans pour quelques menues monaies l'avait marqué,humilié même,je crois.

Les années passant,mon grand père devra diversifier son activité.
Peu à peu les sabots perdent leur monopole,même à la campagne,on préfère les chaussures de cuir,les ventes baissent.
Il va louer ses services,faire des jardins chez des particuliers,devenir préposé à la bascule municipale.
A cette époque,les paysans,les agriculteurs viennent faire peser les sacs de grain,les animaux sur une énorme balance au milieu de la place de l'église.
L'opération est assurée par un employé de la mairie,mon grand père à cette époque.
C'est un grand pècheur de grenouilles.
Les botasses,des trous d'eau,le bord de la rivière Chalaronne,foisonnent de ces batraciens aux cuisses si appréciées.
Mon grand père part le matin,armé d'un sac en toile de jute et d'une ligne rustique au bout de laquelle pend,entortillée,la peau d'une de ces bestioles.
Il revient toujours content de sa pèche.
Sa femme prépare les bètes et les revend aux restaurants qui paient un bon prix,un revenu non négligeable pour la famille.
Malgré tout,ma grand mère va prendre la gérance d'une épicerie à l'éffigie de Docks Lyonnais,enseigne stéphanoise de la distribution.
Sa boutique est très bien située,sur la rue principale à coté d'une cordonnerie,d'une boulangerie et d'une boucherie.
Elle fait face au marché qui a lieu chaque semaine sue la place de la mairie et de la poste.

Mon père termine sa scolarité.
Il marche très bien à l'école.
Jusqu'à l'age de 12 ans,son parcours a été un peu difficile,il ne s'entend pas ave son instituteur.
Heureusement,l'année suivante,il change de classe et devient très bon élève.
Le nouvel instit le comprend,l'aide.
L'heure du certificat d"études sonne,succès!
Vient le moment critique de la poursuite des études.
Dileme!
Son frère André est dans la même classe que lui,mais il a un an de moins.
Mes grands parents ne peuvent subvenir aux dépenses de deux étudiants,ils doivent faire un choix!
Qui partira à l'école normale?
C'est A ndré qui a été élu,son age est un atout,il peut prétendre à une bourse.
Mon père devra commencer à travailler,il faut gagner sa vie tôt.
Il entre en apprentissage chez un boulanger.
Il a quatorze ans et prend goût au métier malgré la fatique due aux nombres d'heures et à la difficulté du travail.
Il faut charrier les sacs de farine de 100kg sur le dos,pétrir à la main,à l'époque,pas de pétrin électrique,tout se fait manuellement.
Bourrer le four de bois jusqu'à la gueule n'est pas non plus une sinécure,tout prend du temps et surtout de l'énergie.

Mon père arrètera sa croissance physique lorsqu'il commencera à travailler.
Maintenant encore,il est compléxé par ce qu'il juje sa petite taille,1m68,et fait preuve de suceptibilité lorsque la conversation arrive sur ce sujet.
C'est un beau jeune homme brun au visage régulier et aux yeux de chataigne pailletés d'or.
Il arbore une petite moustache,possède un joli nez et un sourire enjoleur.
Sur la pjoto prise lors de son service militaire,son regard pétillant est prèt à dévorer le monde,rien ne peut lui resister!
Il joue au foot dans l'équipe de Villars,a de très bons amis.
Après les matchs,ils viennent l'aider à préparer son four à bois,lui tiennent compagnie.
Il les fréquente toujours à l'heure actuelle,il est fidèle en amitié comme en amour!

C'est le printemps;le printemps de son existence.
Il n'a pas vingt ans et il est amoureux.
Il a fait la connaissance de Francine.
C'est une toute jeune fille,ravissante avec ses longs cheveux chatains qui déroulent leurs anglaises sur ses épaules,des prunelles d'un bleu limpide.
Elle est toute menue,toute timide et possède des jambes de reine,ne l'appelle t on pas la mome Mistinguette à cause de ses jambes!



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Mercredi 22 novembre 2006
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BORA BORA
Ile mytique.Le survol du lagon lors de l'approche de l'avion est un enchantement.Le soleil danse sur les eaux moirées.La gorge se serre,on oublie de fermer les paupières,le bleu,le bleu partout envahit vos pupilles.Bleu nuit,bleu laiteux,bleu turquoise,bleu pervenche,tous les bleus rivalisent sur fond de sable blanc.Larmes,plaisir des yeux.On touche le paradis des couleurs.
Bora est une ile volcanique.La grande ile au milieu,sommet caressant la ouate du ciel.Cette taupinière végétale,trouant l'océan est cernée d'une barrière de corail.Les motu se succèdent les uns les autres,tous très convoités par les hotels ou les particuliers fortunés.
Sur la photo,on voit la grande ile en toile de fond.Autour la lagon étale ses eaux transparentes jusqu'à la couronne des motus.
Sur le devant,on remarque deux complexes hoteliers à la construction typique de bungalows sur pilotis,pied dans l'eau.Tous les hotels de Bora,aussi bien sur mer que sur terre sont d'un luxe exotiques par leurs matériaux. Pandanus pour les toits,bambou,bois,nacre,coquillages,tout est conçu pour le plaisir des sens et le confort maximum.Le prix est à la hauteur des prestations.Très cher!Mais
Les motus sont très prisés.Les habitants de Bora aiment s'y rendent pour faire la fète,pique niquer,partie de pèche.D'ailleurs l'un d'entre eux est l'aéroport et l'unique piste d'envol.On prend ensuite une navette qui traverse le lagon pour rejoindre le coeur de l'ile.Le plus célèbre des motu est celui qui appartenait à Paul Emile VICTOR  et où son fils offre des séjours dans une grande villa style locale.Un coin de paradis.
La politique de Bora est tournée en priorité vers l'écologie,le protection de son patrimoine végétale et aquatique.Beaucoup d'effort,d'initiative,de reflexion.Un exemple!
Dans le lagon,de grands bateaux de croisière viennent faire relache,face au port de Bora Bora Vaitape.La"ville" de Bora.Un petit port,quelques magasins de souvenirs,les curios,une poste,la banque,une superette et quelques boutiques.Le lèche vitrine n'est pas de mise à Bora.Par contre de très bons restaurants . 
L'attraction,c'est le lagon ou plutôt ce que renferme ses eaux turquoises.
Un immense aquarium sous la calotte du ciel.Il suffit de nager,et seulement quelques brasses pour s'immerger dans ce monde aquatique.Myriades colorés.On croise des raies à la nage fluide,des poissons perroquets drapés d'écailles roses,bleues,des demoiselles à la danse harmonieuse,des balistes dont le célèbre poisson picasso,les picots effrontés qui n'ont peur de rien et garde l'entrée de leur grotte avec vaillance,l'inquiétante murène dépassant de son antre,poissons coffres,poissons fluttes,poissons trompettes.L'énumération est infinie tant le lagon est riche en diversité.Toute cette frénésie de vie sur fond de coraux bourgeonnants,en colonne,ramifiés,blancs,violets,jaunâtres.
Le lagon est strié d'écume en permanence par les hélices des bateaux,des jets ski,des pirogues des planches à voile.Le lagon c'est la voie principale de communication.
Une seule route autour de la grande ile.En vélo,sans forcer,en flanant,2 heures!
A coté du luxe des hotels,et bien il y a les gens,les polynésiens tout simplement.Accueil,gentillesse,ici cela veut vraiment dire quelque chose.
Un souvenir,mama Rosina,et tous ses petits enfants.Une invitation à prendre le petit déjeuner,en famille.Les enfants qui sourient,posent des questions,curiosité et courtoisie.
Chaque année début Novembre,c'est  la grande course,l'HAWAIKI NUI.Course en plusieurs étapes,les rameurs les plus prestigieux,longues pirogues de courses,des formules 1 de la mer.La ligne d'arrivée est sur Bora Bora,sur la plage Matira.Une nuée de bateaux,pirogues,canots,nageurs attendent et fètent les sportifs.Une compétition exceptionnelle d'endurance et de fair play.
Bora est un joyau,pierre précieuse dans l'immensité du Pacifique,une pierre parmi toutes celles que la Polynésie renferme dans son écrin....

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Lundi 20 novembre 2006
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Arrivée sur Vaiare.
C'est le port de l'ile de Moorea,l'ile soeur de Tahiti.Au centre de la photo,on remarque un passage,la mer semble rejoindre la cote.C'est la passe,une tranchée dans la barriere de corail qui permet d'accéder directement sur la cote.Certaines iles de Polynésie n'ont pas de passe et l'accès en devient dangereux voir impossible.Une petite trainée blanche s'en éloigne,c'est un ferry en route pour Tahiti.De droite et de gauche de cette déchirure,le bleu profond prend des camaïeux jusqu'à devenir bleu turquoise,le fond remonte,tapis de sable blanc lèchant la plage .Le lagon,à l'abri derrière sa frange de vagues écumeuses,entoure Moorea de sa limpidité,clarté absolue,le soleil pénètre les recoins des coraux,scintillant sur les flancs colorés des poissons.Multitudes aux teintes irisées ou tenue de camouflage,bancs sérrés ou solitaires,du minuscule à l'imposant.Parfois un motu,ile miniature coiffée de végétation,semble un bouquet de fleurs et d'arbres posés au milieu des eaux translucides.
On remarque les minuscules points blancs des habitations disséminées au agglutinées au bord de l'eau.Très peu de constructions en hauteur.Une route unique en fait le tour.C'est une ile volcanique,les nuages s'éffilochent régulièrement déchirés par les dents des sommets.
Le quai des ferries est un lieu de rencontre.Plusieurs rotations de ces bateaux relient l'ile de Moorea au port de Papeete.Ils transportent véhicules,matériaux et passagers.Chaque matin,les écoliers et les iliens se rendent sur la grande ile pour travailler,1/2heure par l'express,50minutes autrement .Passage obligé des touristes qui préfèrent la promenade en mer pour venir visiter Moorea plutôt que l'avion qui vous dépose après un quart d'heure de vol sur le petit aéroport dont on devine la présence à l'extrème droite de la photo.
Moorea est un jardin,c'est la première impression que j'ai ressentie.
Mais c'est une autre ballade,une autre photo.....Nana

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Vendredi 17 novembre 2006
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Ballades


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A même la surface
Espace,Luninosité.
Evasion,transparence.
Filaments lumineux ondulant au gré de la houle.
Les vagues deviennent bulles.
Au raz de l'eau,les couleurs changent.Les turquoises s'habillent de gris.
Au raz de l'eau,le bleu revet des reflets métalliques.Camaîeu de mercure au zèbrures translucides.
Les rayons du soleil dévient,irisent les courbes des vagues.
Le ciel et la terre se séparent,se distinguent,s'identifient chacun par rapport à l'autre.
Le ciel s'étale,traversé par la course ouatinée des nuages rebondis.Le bleu resiste,s'accapare l'espace.
A même la surface,la mer varie,s'étire,s'impose.Sa matière prend de la consistance,s'emplifie.
Les couleurs perdent cette blancheur laiteuse du lagon.La transparence devient critalline,scintillante.
Fluidité des fils de lumière parcourant l'ondulation des flots.
Apaisement.
Saveur d'éternité.
L'instant en suspension.
On se perd entre ciel et terre.
 

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